
Un autre élément intéressant de Facebook qui différencie ce site des autres activités du Web 2.0 est son système d’applications; ces petits programmes ont été développés spécifiquement pour l’interaction des profils sur Facebook. Par exemple, on y retrouve des jeux où il est possible de mettre au défi d’autres utilisateurs. Aussi, ces programmes divulguent diverses informations telles que la météo, les faits d’actualité ainsi que d’autres applications permettant d’être actif sur le site. Voici un exemple d’une page présentant le profil d’un membre sur Facebook.

Facebook et la communication publique
L’objectif premier de Facebook est sans contredit la connexion de personnes entre elles s’étant connues au préalable dans le monde réel. En revanche, son modèle économique reflète tout le contraire. En effet, «ses principaux revenus en 2006 sont issues de bannières publicitaires (montant évalué entre 60 et 96 millions de $). Son système de «flyers» permet aux utilisateurs de faire leur propre publicité sur Facebook à petits prix en fonction du nombre de fois où le «flyer», disposé sur la page gauche de la page, sera vu» (Balagué; 2007). Cette possibilité de faire de la publicité a vite suscité l’intérêt des entreprises et depuis 2007, ces «flyers» sont maintenant ouverts aux entreprises. Des partenariats avec certaines grosses compagnies font maintenant partie du visage de Facebook. Leur objectif est clair : «envoyer des publicités personnalisées en fonction du profil de la personne, créer du buzz autour d’un produit ou d’une marque» (Balagué; 2007). Ils admettent que les données fournies par les membres s’avèrent beaucoup plus complètent et véridiques que celles retrouvées généralement dans les bases et listes de données. Aussitôt que l’utilisateur adhère à l’invitation ou visite la page de l’entreprise en question, une annonce est indiquée à tous les contacts de ce dernier et ceux-ci peuvent maintenant eux aussi accéder à la page de la compagnie en question.
Les journalistes trouvent aussi leur compte en se créant un profil sur Facebook. En effet, ils ont accès à une tonne d’informations seulement en cliquant sur les différents onglets des pages qui les intéressent. Cela leur procure une économie de temps et d’argent et ils peuvent entretenir d’excellentes relations avec des personnes-ressources importantes dans l’accomplissement de leur fonction. Bref, l’outil de communication de masse qu’est Facebook renvoie directement au concept de communication publique, puisque c’est à partir de la publicité et des échanges entre individus de partout dans le monde que ce récent outil des technologies de l’information et des communications centre sa raison d’être et ses opérations.
Comme l’indique le ConseilMarketing.fr, Facebook prend toute son envergure quand on est télétravailleur, consultant, indépendant, journaliste… quand on est un commercial en déplacement, quand on travaille à plusieurs sur un projet… grâce à toutes les fonctionnalités de collaboration qui y sont incluses (En ligne; 2007). Un bon exemple réel de l’utilisation de Facebook dans le domaine de la communication publique concerne la communication sur un événement en particulier et le buzz marketing sur un sujet. Wal-Mart a su tirer profit de ce procédé en introduisant un petit jeu-questionnaire (illustré ci-dessous) faisant part des produits dans les différents départements du magasin et leur importance dans une chambre de résidence collégiale.

À l’aide de Facebook, Wal-Mart a trouvé le moyen de véhiculer de l’information sur sa gamme de produits ainsi qu’à rejoindre un autre type de personnes œuvrant en ligne. En ayant accès au profil des consommateurs qui deviennent membre du groupe Wal-Mart, la haute direction de l’entreprise est en mesure de mieux connaître ses clients, d’identifier leurs besoins et de mieux les satisfaire.
En prenant appui sur l’opinion du site internet ConseilsMarketing, où le nom de l’auteur n’est pas spécifiquement dévoilé, je soutiens qu’il existe de nombreuses limites à l’utilisation de Facebook en tant que média de masse en communication publique. En voici quelques-unes (ConseilsMarketing; 2007) :
-Facebook est chronophage, c’est-à-dire qu’il peut très rapidement dévorer tous vos temps libres. Personnellement, mon horaire très chargé m’évite de passer trop de temps sur ce site. J’ai donc plus de facilité à me «contrôler» contrairement à mes collègues de classe qui passent des cours entiers «On-Line».
-Attention à votre vie privée! Il est facile d’avoir accès aux informations personnelles d’une personne si celle-ci n’a pas restreint l’accès à son profil. De plus, la diffusion de photos vient élargir la frontière des personnes ayant accès à vos informations personnelles.
-La fonction de recherche n’est pas très pratique. En effet, il m’est arrivé à plusieurs reprises de vouloir retracer une personne sur Facebook, mais cette personne ayant un nom populaire, j’obtenue donc 52 possibilités d’individus comme résultat de recherche. De plus, «le ciblage des profils est très difficile ce qui est particulièrement problématique pour les entreprises qui désirent faire de la publicité ciblée» (ConseilsMarketing; 2007).
Pistes de réflexion
Les outils de réseautage tels que MySpace, Youtube, les blogs et Facebook représentent actuellement une tranche importante dans la vie des gens. Ceux-ci viennent influencés et changés inévitablement le style et les habitudes de vie de la population. Lorsque l’on croise quelqu’un qui n’est pas familier avec ce genre de langage technologique, le premier réflexe est de classer cette personne du côté des personnes «traditionnalistes». Par contre, cette classification peut être erronée car le fait de ne pas avoir un profil sur Facebook ne signifie pas que cette personne n’est pas à l’affût des nouvelles tendances de réseaux sociaux. Cette association met en relief un des effets possibles liés à la géopolitique actuelle. De plus, la crainte de la propagation de nos informations personnelles sur Facebook, et par extension partout sur le web, demeure l’une des dérives possibles menaçant ce site et ses utilisateurs. En effet, une pétition est actuellement en circulation faisant état des risques concernant la diffusion de données personnelles sur Facebook (voir lien).
http://www.facebook.com/group.php?gid=39729280370
Enfin, il semble que l’opinion publique soit davantage en faveur de l’utilisation de Facebook comme site de réseautage social. Ce site s’avère très favorable aux différents groupes sociaux ainsi qu’aux entreprises par ces nombreux échanges d’informations sans contrainte de temps. Toutefois, Facebook demeure mitigé pour plusieurs personnes étant donné le manque de connaissances dans l’utilisation des différentes applications de celui-ci. La décision revient donc à chaque individu d’évaluer la pertinence de leur présence sur ce site de réseautage social ainsi que l’information qu’ils décideront d’échanger avec les autres utilisateurs. Soyez sélectifs et prudents dans vos différentes activités sur Facebook; votre appréciation pour ce site en sera qu’amplifiée!
Bibliographie
Balagué, Christine. 2007. « Facebook : nouvel outil marketing des entreprises ou effet de mode ? » Nonfiction.fr Le portail des livres et des idées. [En ligne] URL: http://www.nonfiction.fr/article-439-facebook__nouvel_outil_marketing_des_entreprises_ou_effet_de_mode_.htm
ConseilMarketing.fr. 2007. « Quel usage professionnel pour Facebook ? ». 24 septembre. [En ligne] URL: http://www.conseilsmarketing.fr/referencement/quel-usage-professionnel-pour-facebook
https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjDB2ktwp1Ui7bScxBEx6jIrrtD9y3r2uLWPcVh35qyjVCvktGvjjasKgQCY37HagccV9ClZ_NVdJpSThpVL85iMK5Y9wqosKRaKe6eJdZ4XKDkRc_LCKyL0rpfdKvtOe7TJu_KT7WD8FA/s1600-h/facebook-wallmart.jpg
http://fr.wikipedia.org/wiki/Facebook
http://images.google.ca/images?hl=fr&q=facebook&sa=N&start=0&ndsp=18
http://www.changements.com.ulaval.ca/module6/index.php
http://www.techterms.com/definition/facebook